Guide : Les questions sur la dermite séborrhéique (DS)

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Guide : Les questions sur la dermite séborrhéique (DS)

Message par Newen le Mar 08 Oct 2013, 01:26

Bonjour à tous, 
 
Ce topic, conçu comme un guide, vise à répondre aux questions récurrentes sur la dermite séborrhéique (DS). Il pourra être régulièrement modifié selon les souhaits, les questions et les réponses des membres du forum. Dans un but de clarté, les observations formulées seront cependant intégrées au fur et à mesure au sein de cette présentation, puis les messages originaux des membres supprimés, laissant ainsi la place à de nouvelles remarques. 
 
Par ailleurs ce topic n'est pas parfait et n'est pas destiné à le devenir. Il peut donc contenir des erreurs, des omissions, ou tout simplement les considérations personnelles de certains membres. En tout état de cause, nous espérons néanmoins qu'il sera utile à toutes les personnes atteintes de dermite séborrhéique Very Happy 

 
I – Les questions générales : 
 
1) Qu'est-ce que la dermite séborrhéique ?
 
La dermite séborrhéique est une affection cutanée inflammatoire présente essentiellement sur les zones grasses de la peau, riches en glandes sébacées, c’est-à-dire la zone T du visage, le cuir chevelu, voire le tronc. C’est d’ailleurs de ces glandes sébacées, qui produisent le sébum, que vient que l’adjectif « séborrhéique ». Elle se manifeste sous forme de rougeurs, de squames (= peaux mortes) et parfois de prurit (= démangeaisons) plus ou moins intense. Il s’agit d’une maladie considérée comme bénigne, dont le préjudice est essentiellement esthétique.
 
A titre indicatif le sébum est une matière huileuse participant à la formation du film hydrolipidique de la peau, venant ainsi l’hydrater et la protéger des agressions microbiennes extérieures. Néanmoins l’excès de sébum entraîne une peau et des cheveux gras, l’acné, en plus de jouer un rôle certain dans le développement de la dermite séborrhéique. A l’inverse un manque de sébum cause une peau et des cheveux secs, fragilisant ainsi la barrière cutanée et favorisant l’apparition de rides.
 
 
2) Quelles sont les populations concernées ?
 
Trois populations sont principalement, mais pas exclusivement, concernées par cette dermatose :
- Les jeunes adultes, surtout de sexe masculin, qui représentent la catégorie la plus touchée 
- Les femmes, au moment de la ménopause
- Les nourrissons, chez qui on préfère souvent parler de « croûtes de lait », lesquelles disparaissent en général spontanément au bout de quelques mois. Néanmoins il semble que le fait d’avoir eu des croûtes de lait étant enfant puisse favoriser le développement de la dermite séborrhéique une fois adulte
 
Il s’agit par ailleurs d’une pathologie fréquente, observée selon les sources dans 3 % à 5 % de la population, bien qu’il soit difficile de réaliser une estimation précise étant donné l’intensité variable des symptômes selon les personnes. Ainsi des individus peuvent très bien avoir une dermite séborrhéique sans en être conscients, du fait de manifestations très discrètes de la maladie. Par ailleurs une plus large part de la population mondiale semble présenter une prédisposition génétique face à cette affection, spécialement parmi les personnes à peau claire, ce qui n’implique néanmoins pas de la développer concrètement.
 
 
3) Historiquement, quand la maladie est-elle apparue ?
 
Apparemment la dermite séborrhéique a été décrite pour la première fois en 1887 par le docteur P.G Unna, dermatologue à Hambourg. (L’aide des membres est la bienvenue, puisque l’information est à confirmer. Source : http://www.bernardsudan.net/post/Histoire-de-la-dermite-séborrhéique:-la-lutte-finale-!2)
 
 
4) Quelles en sont les spécificités ?
 
La dermite séborrhéique est une maladie propre à chaque individu, c’est-à-dire que ses causes, ses traitements, son intensité et son évolution sont différents pour chaque personne, malgré des tendances générales. De fait la situation des personnes qui en sont atteintes peut être très diverse, en dépit d’une maladie commune, ce qui rend les facteurs déclenchants et les solutions d’autant plus difficile à trouver.
Concrètement la dermite d’une personne peut être causée par une mauvaise alimentation, celle d’une autre pas un excès de stress et celle d’une autre encore avoir une cause jusqu’à présent inconnue. Réciproquement les traitements, provisoires ou définitifs, peuvent consister en des crèmes hydratantes ou antifongiques, un travail en faveur d’une alimentation plus saine, une meilleure gestion du stress, etc.
 
De plus la dermite séborrhéique est une maladie très changeante, qui évolue par poussées, les origines de ces dernières n’étant pas toujours identifiables. Ainsi des améliorations ou des aggravations temporaires de la maladie peuvent survenir de manière soudaine, sans raison apparente. De même la dermite peut parfois s’habituer aux traitements (Ex : crèmes), rendant alors nécessaire la mise en place de nouvelles solutions, ou préférer s’installer sur une zone du corps du corps plutôt qu’une autre (Ex : dermite qui disparaît du visage pour aller sur le cuir chevelu – l'aide des membres est la bienvenue pour le confirmer ou l'infirmer). La notion d'équilibre (développée à la question 6) s'avère alors particulièrement importante, puisqu'il ne faut pas forcément rechercher un produit miracle, mais bien agir sur l'ensemble de son organisme en adoptant un mode de vie plus sain. 
 
 
5) Quelles sont les causes de la dermite séborrhéique ? 
 
Les causes de la dermite séborrhéique ne sont pas clairement définies, mais semblent consister en une réunion de facteurs, faisant de la DS une maladie multifactorielle. Certains de ces facteurs peuvent être prédominants ou au contraire sans incidence selon les cas, sachant qu’on trouve ainsi :
- Le stress : sous ce terme abstrait et souvent galvaudé, on vise tous les sentiments de mal-être que peut ressentir une personne (Ex : stress, angoisse, tristesse, dépression, voire contrariétés, colère, etc.), lesquels sont considérés comme étant fréquents à l’époque moderne
- L’alimentation et les intolérances alimentaires : certains produits sont régulièrement mis en cause par les personnes souffrant de dermite, et plus généralement par celles atteintes de désordres cutanés. On peut ainsi citer, par ordre d’importance : les produits laitiers, le gluten, les sucres (surtout raffinés) et la viande rouge. Si les intolérants à l’un de ces produits verront souvent leur dermite régresser ou guérir par une simple éviction de l’élément incriminé, cela peut également être le cas de ceux qui ne sont pas intolérants, bien que tout régime implique une bonne information de la part de celui qui le pratique pour éviter les risques de carence
- Les allergies : dans le même ordre d’idée que les intolérances alimentaires, les allergies semblent pouvoir, dans certains cas, favoriser le développement de la maladie (l’aide des membres est la bienvenue pour confirmer ce point)
- L’environnement en général : rarement cités, certains facteurs de notre environnement quotidien peuvent néanmoins jouer un rôle dans l’évolution de la DS (Ex : pollution, fumée de cigarette)
- Les maladies graves : la prévalence de la dermite séborrhéique est plus forte lorsqu’elle est associée à certaines maladies graves, en particulier le VIH, et dans une bien moindre mesure les cancers des voies aériennes digestives, la maladie de Parkinson et quelques autres maladies psychiatriques. Cela étant l’inverse n’est pas vrai, puisque si la déficience immunitaire causée par ces maladies entraîne un plus grand risque de voire apparaître une dermite, la dermite n’implique pour sa part pas de risque accru de développer une maladie grave. Les personnes atteintes de ces maladies ne représentent d’ailleurs qu’une minorité de celles touchées par la dermite séborrhéique
- Les amalgames dentaires : plusieurs personnes ont déclarées être guéries après avoir fait enlever leurs amalgames dentaires, lesquels contenaient du mercure, bien que de tels témoignages restent rares
 
Au-delà de ces éléments, dont l’impact est rappelons-le différent selon les personnes, il existe peut-être une prédisposition génétique quant à cette affection (cf. question 2), et parfois un choc émotionnel à l’origine de son apparition (Ex : dépression). En outre une levure, la Malassezia furfur (ou Pityrosporum ovale), semble proliférer sur les zones contenant une grande quantité de sébum et contribuer ce faisant à provoquer les lésions, ce qui expliquerait l’efficacité des antifongiques sur la maladie. Néanmoins le rôle de cette levure, habituellement présente sur la peau humaine mais en faible quantité, n’est pas élucidé.
 
 
6) Quels sont les traitements de la dermite séborrhéique ?
 
Deux distinctions classiques existent :
- La distinction entre traitements internes (= agissant de l’intérieur – Ex : changement d’alimentation, gestion du stress) et traitements externes (= agissant de l’extérieur, par une application à même la peau – Ex : crèmes, gommages, masques)
- La distinction entre traitements « chimiques » (terme qui n’est pas péjoratif – Ex : crèmes et shampoings fabriqués par des laboratoires) et traitements « naturels » (Ex : masque au miel, utilisation du vinaigre de cidre)
 
Il faut également noter que la DS peut tout simplement résulter d’une carence en vitamine B2 (ou riboflavine), B6 ou en zinc, auquel cas une supplémentation adéquate réduira normalement le problème en quelques semaines. Dans tous les cas la notion d'équilibre est fondamentale, que ce soit au niveau de l'alimentation, du stress, de l'exercice physique ou de l'environnement en général. En effet de nombreuses personnes sur ce forum ont vu leurs symptômes s'améliorer en adoptant un mode de vie plus sain, qui englobe les différents aspects sus-cités. On comprend dès lors que la DS  peut être due à une cause unique (Ex : intolérance au gluten) ou à plusieurs facteurs, c'est-à-dire à des toxines qu'il convient d'éviter ou d'éliminer (N.B : pour aller plus loin, vous pouvez consulter ce topic http://dermite-seborrheique.forumactif.com/t2454-resume)
 
7) Quelle est l'évolution générale de la dermite séborrhéique ?
 
L’évolution générale de la DS est difficile à prévoir, et varie là encore fortement selon les personnes. Cependant et de manière générale, on peut noter que :
- A court terme, on dit classiquement que la maladie évolue par poussées, c’est-à-dire par crises plus ou moins longues, avant que la peau ne revienne à son état antérieur. Ces poussées, dont l’origine n’est pas toujours connue, seraient notamment dues à la saison (en particulier l’hiver, plus rarement l’été), à l’alimentation, au stress, aux menstruations pour les femmes, etc. Pour autant l’évolution par poussées n’est pas systématique, puisque la DS peut ne pas évoluer du tout, ou au contraire progresser de manière constante en l’absence de traitement efficace
 
- A long terme, la DS peut là encore ne pas évoluer du tout, ou au contraire progresser, que ce soit par poussées ou de manière constante. Dans tous les cas la maladie persiste généralement pendant de nombreuses décennies, et souvent les personnes qui en sont atteintes alternent ponctuellement entre des moments de joie et des coups de déprime. Ces périodes sont d’ailleurs fréquemment rythmées par la mise en place de traitements à l’efficacité plus ou moins convaincante, avant de trouver, généralement après plusieurs années, un traitement fiable et définitif (qui s’attaque souvent à la cause de la DS – Ex : mode de vie plus sain, meilleure alimentation, méthodes de relaxation). Au final le tableau de la DS n’est pas aussi noir qu’on pourrait le penser, mais nécessite une grande patience et un investissement personnel dans la recherche de nouvelles solutions, sans résultats certains.
 
 
8 ) Peut-on confondre la dermite séborrhéique avec d’autres maladies ? 
C’est en effet possible, particulièrement au début de la maladie ou lorsque les symptômes restent discrets. La dermite séborrhéique peut ainsi être confondue avec une dermite atopique, une dermite péri-orale, un psoriasis ou un pemphigus, ce pourquoi le recours à un professionnel compétent demeure indispensable pour obtenir un diagnostic fiable (dans l’idéal il est même conseillé de consulter plusieurs spécialistes, pour éviter tout doute sur le diagnostic).
 
De plus il est possible de cumuler plusieurs maladies de peau, notamment de l’acné, un psoriasis, de l’eczéma ou une rosacée, en plus de la DS. Cela demeure néanmoins assez rare, ce pourquoi il n’y a pas de raison de s’inquiéter.
 
 
9) Avoir une dermite séborrhéique signifie t-il également avoir plus de risques de développer d’autres maladies de peau ?
 
Non, rien ne l’indique, la DS restant une maladie bien spécifique. Si on soupçonne des facteurs de risques et des causes communes à plusieurs maladies de peau, notamment le stress et l’alimentation, cela n’implique pas une prédisposition à développer ces maladies. D’ailleurs il faut se rappeler que ces facteurs de risques et ces causes sont communs à un grand nombre de pathologies, et pas uniquement cutanées.
 
 
10) Que faire lorsque je comprends que j’ai une dermite séborrhéique ?
 
Il convient tout d’abord de ne pas s’affoler et d’envisager la situation le plus calmement possible, bien que ce ne soit pas forcément facile. Le stress ne fera en effet que renforcer un cercle vicieux par lequel l’angoisse alimente la pathologie et réciproquement. Par la suite il faudra surtout obtenir un diagnostic et des conseils de la part d’un ou plusieurs professionnel(s) compétent(s) (cf. question 13), puisque sa seule intuition ou des avis issus de tiers inexpérimentés ne sauraient suffire. A cet égard il est hautement préférable d’éviter les traitements contenant de la cortisone ou des corticoïdes (cf. question 12), pourtant régulièrement prescrits par des dermatologues et des médecins traitants.
 
Par ailleurs la DS peut être liée à une maladie grave (Ex : VIH), ce pourquoi il convient de faire un test de dépistage ou de consulter son médecin en cas de comportement à risque. En l’absence d’un tel comportement cela ne semble pas nécessaire, et rappelons à cet égard que seule une minorité de personnes atteintes par la DS est également concernée par une maladie grave. En résumé le fait d’avoir certaines maladies graves majore le risque d’avoir une DS, mais l’inverse n’est pas vrai.
 
 
11) Quels conseils de bon sens peut-on également donner à une personne atteinte de dermite séborrhéique ?
 
- Il est vivement déconseillé d’utiliser des produits contenant de la cortisone ou des corticoïdes, dont les effets sont réputés spectaculaires à court terme mais qui entraînent une aggravation de la maladie à long terme. Si en réalité une personne raisonnable pourrait se servir occasionnellement de ces produits, par exemple en vue d’un événement particulier ou pour calmer une crise, le risque est d’être soumis à une tentation constante et ce faisant de ne pas utiliser ces derniers avec parcimonie. Normalement de tels produits ne sont disponibles que sur ordonnance (sauf exceptions, notamment concernant des produits à l'hydrocortisone), mais par mesure de précaution mieux vaut systématiquement vérifier la composition des traitements qu’on souhaite employer. A ce titre des dermatologues ou des médecins traitants peu consciencieux prescrivent parfois des traitements contenant de la cortisone ou des corticoïdes sans même expliquer précisément les risques que ceux-ci impliquent, ce qui doit inciter à davantage de vigilance (et accessoirement à ne plus consulter de tels professionnels)
- Pour reprendre le point précédent, il est toujours préférable de vérifier la composition des traitements destinés à un usage cutané, quand bien même ceux-ci ne comprendraient pas de cortisone ou de corticoïdes. En effet plusieurs produits (Ex : crèmes, lotions, maquillage) peuvent contenir des agents chimiques nocifs (Ex : perturbateurs endocriniens). Pour le savoir il suffit de vérifier chaque composant du produit, par exemple au prix d’une recherche internet d’une durée moyenne d’une heure, ce qui permettra le cas échéant de s’orienter vers des traitements plus sains
- Mieux vaut tester au préalable les traitements que l’on souhaite s’appliquer sur une petite partie de la peau touchée par la dermite. Cela permet en effet de s’assurer que le traitement en question est adapté et qu’il ne risque pas d’exacerber la dermite, ce qui arrive lorsque celui-ci est trop agressif ou qu’il ne convient tout simplement pas à une personne donnée
- Dans l’idéal il faut éviter le contact de l’eau du robinet, a fortiori calcaire ou trop chaude, sur les zones atteintes par la dermite. Cela ne signifie pas ne pas se laver, mais simplement utiliser des produits adaptés à sa peau et ne pas prolonger inutilement le flot de l’eau sur les parties touchées, lesquelles risquent de réagir en devenant plus rouges et en desquamant
- Il peut s’avérer utile de rechercher si l’apparition de la dermite coïncide avec un événement particulier (Ex : stress généré par un nouveau travail, consommation régulière d’un nouvel aliment), auquel cas le fait d’agir sur ce dernier peut avoir des effets positifs sur la maladie. Evidemment, plus cette recherche est entreprise tôt, plus les souvenirs seront récents
- La dermite étant souvent liée à une forme de mal-être (Ex : stress, angoisse, dépression), il est conseillé d’en parler autour de soi, que ce soit à des amis, à de la famille ou à un psy (ce qui n’a rien de péjoratif). Cela peut permettre d’améliorer son état, mais surtout de se sentir plus serein et moins seul en parlant de ses problèmes
 
 
12) Qui consulter pour diagnostiquer et/ou soigner ma dermite séborrhéique ?
 
Le professionnel des maladies de peau étant le dermatologue, c’est lui qu’il faut consulter pour diagnostiquer et soigner une dermite séborrhéique. Dans l’idéal il est même recommandé de consulter plusieurs dermatologues pour être sûr du diagnostic et multiplier les conseils, le cas échéant en les laissant poser leur diagnostic pour s’assurer de leur compétence (il arrive que quelques dermatologues peu scrupuleux mais heureusement rares se contentent de confirmer les dires d’un patient pour expédier plus vite sa consultation, alors que la DS peut dans certains cas être facilement confondue avec d’autres pathologies). A défaut on peut également aller voir son médecin traitant, mais celui-ci est en théorie moins expérimenté sur les problèmes cutanés, d’où un diagnostic et un traitement plus aléatoire.
 
Pour soigner sa DS il est en outre possible de faire appel à un psy (dans l’hypothèse où celle-ci serait liée à des problèmes personnels, nécessitant éventuellement une psychothérapie), à un allergologue, voire à un naturopathe ou à un autre professionnel.
 
 
13) Des personnes atteintes de dermite séborrhéique ont-elles déjà été guéries ?
 
Il faut tout d’abord bien faire la différence entre maîtrise et guérison de la maladie, la première étant plus fréquente que la seconde :
- La maîtrise de la maladie signifie que celle-ci n’a pas totalement disparue mais est sous contrôle, les quelques symptômes restants étant peu gênants. Si cette maîtrise peut intervenir assez rapidement, soit parce que la maladie ne se développe pas, soit parce qu’elle est contenue par différents traitements (Ex : crèmes), le véritable contrôle de la DS prend souvent du temps (en moyenne plusieurs années). En effet, celui-ci suppose généralement d’identifier les causes de la DS et d’y remédier au moins partiellement, ce qui sous-entend un traitement interne (Ex : éviction du lactose dans le cadre d’une intolérance à celui-ci), à contrario d’un traitement externe (Ex : crèmes) qui ne fait souvent que masquer l’affection. Au sens large la maîtrise de la DS signifie ainsi le cantonnement de celle-ci par tout moyen (Ex : crèmes, antifongiques, masques pour la peau), alors qu’au sens strict elle repose sur un traitement interne qui s’attaque à la cause de la maladie et ne fait donc pas intervenir d’autres traitements, bien que certains symptômes puissent persister du fait du caractère multifactoriel de celle-ci (Ex : si la cause principale de la DS est une intolérance au gluten, la simple éviction de celui-ci suffira à la maîtrise de la maladie, mais des symptômes peuvent subsister à cause d’écarts alimentaires ou d’une cause annexe, notamment le stress) 
 
- La guérison véritable semble plus rare, mais des nuances sont à apporter. En effet si les témoignages de personnes ayant guéries sont peu nombreux, il faut également souligner que ces personnes n’ont justement plus vocation à arpenter les forums (sauf volonté bienveillante), leur problème étant résolu. De plus il est parfois délicat de distinguer la maîtrise et la guérison de la DS puisque, les personnes touchées ayant tendance à devenir parano quant à l’état de leur peau, elles ne différencient plus forcément une peau présentant quelques signes de DS et une peau guérie mais ayant quelques imperfections tout à fait normales. Reste que la guérison intervient lorsque les causes internes de la maladie ont été résolues, rendant inutile tout traitement externe de ce point de vue (les personnes concernées restant libres d’appliquer des crèmes de beauté, type crèmes antirides, celles-ci étant sans rapport avec la DS)
 
 
14) De manière générale quels sont les grands points positifs à retenir sur la dermite séborrhéique ?
 
Positivement la DS :
- Part quoi qu’il en soit sans laisser de séquelles physiques
- Ne touche que certaines parties du corps
- Reste une maladie considérée comme bénigne et purement esthétique
- Peut être soignée via de multiples traitements
 
 
15) De manière générale quels sont les grands points négatifs à retenir sur la dermite séborrhéique ?  
 
Négativement la DS :
- Implique des causes et des traitements différents pour chaque personne, malgré des traits communs
- Peut durer de nombreuses décennies
- Reste une maladie instable, dont l’évolution est difficile à prévoir
- Atteint le moral de la personne concernée et entraîne une baisse de confiance en elle
 
 
 
II – Les questions précises :
 
16) La dermite séborrhéique est-elle contagieuse ?
 
Non, la dermite n’est pas contagieuse. En revanche elle s’avère assez fréquente dans la population et comprend sûrement une composante héréditaire, ce pourquoi plusieurs membres d’une même famille peuvent en être atteints.
 
 
17) La maladie s’améliore t-elle au soleil ?
 
Oui la DS a tendance à s’améliorer en été, voire à disparaître chez certains, et au contraire à s’aggraver en hiver à cause du froid et de l’humidité. Ainsi l’exposition au soleil joue souvent un rôle bénéfique, mais ne doit pas être trop longue ou trop forte, sous peine d’entraîner un effet néfaste pour la peau. A cet égard on rappellera qu’il faut observer les mêmes précautions que le reste de la population face aux UV, notamment en termes de crème solaire, laquelle peut être appliquée sur les zones touchées par la DS.
 
Par ailleurs on notera que chez certaines personnes la relation est inverse, c’est-à-dire que l’été devient une saison de crise et l’hiver une saison plus calme, bien que cela soit rare.
 
 
18) La dermite séborrhéique peut-elle entraîner une chute de cheveux ?
 
L’aide des membres est la bienvenue sur cette question
 
Une dermite sévère, voire très sévère, peut entraîner une chute de cheveux dans la mesure où le sébum va empêcher les cheveux de respirer. Pour autant ce genre de chute est plutôt rare et temporaire puisque la mise en place de traitements, s’ils ne permettent pas toujours d’éradiquer la DS, permettent néanmoins d’en diminuer l’intensité et laissent les cheveux respirer. Dans ce cas il y aura repousse des cheveux en l’espace de quelques mois, et il est d’ailleurs possible d’accélérer cette repousse (Ex : avec de la levure de bière). A cet égard certaines personnes préfèrent se couper les cheveux courts pour éviter l’aggravation de la DS, laquelle recule également avec la calvitie.
 
En revanche une chute de cheveux peut être due à une cause indépendante de la DS, notamment une alopécie androgénétique, une pelade ou une carence en fer.
 
 
19) La dermite séborrhéique peut-elle s’estomper passé 40 ans, comme on l’entend parfois dire ?
 
L’aide des membres est la bienvenue sur cette question 
 
Cette affirmation est pour l’instant difficilement vérifiable, principalement par manque de témoignages. En effet les personnes qui guérissent ou maîtrisent suffisamment bien leur DS ne viennent généralement pas sur les forums ; et le caractère relativement récent de la maladie et des moyens de communication modernes (en particulier internet, développé dans les années 1960) ne permet pas d’avoir suffisamment de retours de la part d’anciens. A cela il faut ajouter que la ménopause est un moment propice au développement de la DS chez les femmes, impliquant que même si elle était vraie, cette affirmation ne concernait probablement que les hommes. Il faut aussi se rappeler que la DS peut apparaître à tout âge, et perdurer passé 40 ans, même chez les hommes.
 
Un argument intervient néanmoins en faveur de cette affirmation, à savoir que la production de sébum diminue avec l’âge. Ainsi on peut espérer une amélioration progressive de la DS avec le temps, sans que celle-ci intervienne nécessairement à 40 ans.
 
 
20) La maladie se manifeste t-elle différemment selon le sexe de la personne touchée ?
 
Non, les symptômes sont les mêmes quel que soit le sexe de la personne touchée. La seule différence réside donc dans l’âge d’apparition de la maladie, plutôt dans la jeunesse chez les hommes (18-35 ans) et plutôt à la ménopause pour les femmes (50 ans).
 
 
21) Peut-on utiliser certains traitements de maladies proches (dermites atopique, psoriasis, etc.) pour soigner sa dermite séborrhéique ?
 
C’est possible dans la mesure où certaines maladies de peau peuvent avoir des ressemblances, notamment quant aux causes et aux traitements. Ainsi des crèmes hydratantes, des produits contenant de la cortisone et des corticoïdes (qu’on ne recommande toutefois pas), l’utilisation de sel de la mer Morte, la gestion du stress ou tout simplement l’exposition au soleil peuvent être bénéfiques pour plusieurs maladies de peau (Ex : DS et psoriasis). Le rôle de l’alimentation est aussi parfois pointé du doigt, notamment en ce qui concerne les laitages et la nécessité de consommer une nourriture plus saine, sans preuves scientifiques pour l’instant.
 
Néanmoins il s’agit là de points communs généraux, et non pas d’un traitement spécialisé. Ainsi il est évident qu’un traitement spécifiquement conçu pour traiter une maladie en particulier (Ex : psoriasis) n’est pas adapté pour soigner d’autres maladies, ce pourquoi il vaut mieux éviter toute tentative en ce sens.
 
 
22) Est-il utile de se supplémenter en vitamine D ?
 
La vitamine D est réputée avoir une action positive sur certaines maladies de peau, comme l’eczéma ou le psoriasis, mais les résultats sur la DS ne sont jusqu’ici pas probants.
 
En revanche il peut être utile de se supplémenter en vitamine D pour des considérations de santé générale, puisqu’une grande partie de la population manque de cette vitamine et que les apports journaliers recommandés en France sont contestés. Ainsi ces apports sont fixés entre 200 et 400 U.I en France, et l’Académie de médecine recommande de les faire passer de 800 à 2 000 U.I.
 
Pour aller plus loin sur le sujet, voici un article paru en janvier 2013 dans le Figaro :
http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/01/18/19719-est-il-utile-prendre-vitamine-d
 


Dernière édition par Newen le Sam 02 Nov 2013, 22:19, édité 7 fois

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